immixtion

Human Friendly IndeBlog

03 avril 2007

Retrouvé éperdu

C'est à ne plus trouver que des sommeils fébriles.
C'est à ne plus y voir que le contour flou d'une âme.
C'est à n'y entendre que le frémissement d'un souffle.
C'est à ne rien vouloir expliquer et juste comprendre l'évidence.
C'est à affirmer des toujours et remettre en cause tous les jamais.
C'est à confondre certains instants avec l'éternité et d'autres avec une mélodie.
C'est à ne vivre qu'à demi l'absence et décupler les présences.
C'est à frissonner d'une seule voix, à oser redéfinir tous les mots.
C'est à ne plus avoir que du prodigieux dans le cœur et du fabuleux à l'esprit.
C'est à couper l'appétit des absences et à ne pas savoir se rassasier de la présence.
C'est à ne plus savoir respirer que l'odeur d'une peau, que les parfums flagrants.
C'est à avoir sans cesse l'esprit apatride, le cœur et le corps en laisse.
C'est à aimer se perdre dans les silences d'une présence.
C'est à détester se retrouver dans ceux de l'absence.
C'est à ne plus avoir besoin des mots et les adorer d'autant plus.
C'est s'être trouvé sans raison.
C'est s'être perdu pour la garder.
C'est s'être enfin retrouvé éperdu.

mix à 00:25



    03 avril 2007

    Bingo, it's heaven.

    Retrouvé éperdu, trouvé tassé, ça m'aimeut et me cédille le coeur. Je vous envie même un peu. Rien de mal placé, que du désir latent.

    En latendant, je tente d'autres ces pour amoindrir l'aime passé. Mais passez sur ces lemmes, et aimez sans cesser. C'est émérite et mérité.

    Garg à 02:39

  • 03 avril 2007

    Please welcome the sunny fun delerium...

    « Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je dois résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! »

    mix à 23:23

  • 04 avril 2007

    Ne t'en fais pas, je ne suis pas ingrat non plus. Simplement, tous les jours ne sont pas si parfaits, à boire de la sangria dans le parc. Certaines nuits, y'a des fantômes qui prennent chair, par sons et mots transparus. Et c'est cette drôle de bulle, à fixer dans l'obscurité là où le plafond doit bien se trouver, à assourdir les bruits du dehors, et tu voles jusqu'à ton précipice, et tu avances, marionnette aux fils de la mémoire, et tu avances, les yeux lourds pèsent vers un devant bien bas, et tu avances, et...

    Et y'a qu'une chose à faire. Tu prends un poignard de lettres, tu t'éventres, et tu sors tes tripes, pour ne pas tomber, pour te réveiller. Mais elle est si salissante, cette saignée, le vase faisant déborder le sang là où l'ultime goutte a fini de remplir.

    Et puis tu respires mieux sans ce trop-plein de tripes à compresser les poumons. Tu peux repartir vivre. Tu vas même mieux qu'une heure auparavant. Comme quand le verre de trop te débarrasse du litre de trop. J'avais simplement oublié de nettoyer en sortant.

    Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai de la malice de champagne à pourchasser au fond des yeux.

    Garg à 00:11

  • 04 avril 2007

    Tu as pu en lire des mots je pense, j'ai connu aussi quelques mois durant un fantôme sanglant mes nuits. Mais comme pour le malheur des siennes j'étais dans le même temps celui qui les hantait, par bonheur cela nous a ressuscités.

    Joyeuse pêche irisée !

    mix à 00:44

  • 05 avril 2007

    Le fils prodigue, tu connais ? C'est comme toi, mais à l'envers. Lui, il est éperdu (mais il a été retrouvé.)
    C'est une histoire d'amour d'un autre genre.

    Parchemine à 11:52

  • 05 avril 2007

    sacré Otis... de la belle impro...

    Julie à 22:08

  • 08 avril 2007

    C'est à lire et à y reconnaitre une part de vécu


  • 09 avril 2007

    C'est aux orties ?
    Les impatiences,
    la langueur,
    le labeur ?
    Oui, c'est à la porte entrebâillée par la lumière du couloir.

    Aude à 18:06

  • 09 avril 2007

    (Mais purée ! Mais qu'est-ce que tu es fort toi !)
    (Je suis des goûts tes...)

    Aude à 18:08

  • 13 avril 2007

    C’est à Abuser de nos sentiments et te préFérer aux autres beautés mâleS
    C’est à Ne désirer que toi, me délecteR de ton sexe, ta peau et ton sourirE
    C’est à Gémir impudiquement à nos étreintEs, sous tes coups et gestes douX
    C’est à Eperonner l’amour, tous nos vices, le féroce Désir et la folle tendressE

    C’est à Oublier nos pudeurs, leurs rengainEs, nos ordinaires et la sagessE
    C’est à Usurper tes promesses d’encore et Toujours et m’en ulcérer l’espriT

    C’est à Déguster à chaque moMent nos liqueurs et nous enivrer de cet armadA
    C’est à Ecorcher mon âme de ces Attentes de toi et te crier que j’ai toujours faiM
    C’est à Mourir de nous, se goInfrer de tellement de plaisir et s’avouer AccrO
    C’est à Offenser les autres qui regardenT, parfois envient nos cœurs mis à nU
    C’est à Noyer nos jalousies Et t’offrir une perle de sang de mon ventre rempli de bonheuR

    de velour à 12:24

  • 20 avril 2007

    Parchemine,
    Tu sais, moi, les paraboles bibliques...
    Du coup je vois pas exactement le rapport, à part peut-être le fait que je ne remplisse pas les espérances de grand monde.
    Mais moi aussi je suis éperdu et j'ai été retrouvé.

    Julie,
    C'est à vouloir un numéro bis.

    Imparfaitprésent,
    Mais pour la part de vrai cul c'est pas là.

    Aude,
    Je dois pas être si fort que tu crois, parce que là tu vois j'avoue, j'ai rien compris.

    Mon amour,
    C'est à boire ton sang comme une potion d'amour éternel.
    (Euh... C'est la fiole cul sec ou juste une goutte ?)

    mix à 10:53



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