immixtion

Human Friendly IndeBlog

21 mai 2007

Relation sextuelle

Les ondes et les câbles relient nos désirs textuels,
Nos mots se croisent, se choquent et portent nos caresses.
Nous ne sommes pas possibles à la chose habituelle,
Longueur de temps aura raison de nos paresses.

A mon sexe flasque je me glisse comme tes doigts
Et ma virilité grandi derrière l'œil froid.
Sous tes paupières c'est alors l'envie qui jaillit
De donner ta main telle ma langue au chat joli.

C'est la douceur ensuite des pixels de ta peau
Qui de mes mains font un fourreau à en finir
Pour savoir un instant de ton absence fuir.

Ce soir, mon sexe entre tes seins comme un appeau,
Je veux le tien et ton cul à ma bouche transie ;
Je t'offre ma cambrure et viens souiller ta nuit.

mix à 00:10



    21 mai 2007

    Aux clapotis des maux couverts du grondement d'incapables mots, il manque les silences dans lesquels la peau se froisse.
    Aux anorexiques festins, n'avoir de mains que pour la peau d'un clavier, occupées qu'à lui.
    Et encore, s'endormir dans les bras de Morphée alors qu'on ne voudrait veiller que dans les siens.

    Aude à 03:51

  • 21 mai 2007

    Mais bien vite à nouveau nous froisserons nos peaux
    Encore et encore sans nos claviers ni nos mots ;
    Ne nous endormirons que nos envies fanées,
    Nos désirs épanouis joliment cultivés.

    mix à 15:38

  • 21 mai 2007

    "Si tu pars avant que je me réveille,
    je te suivrais en rêve, un serpent
    autour de tes pieds, de tes bras, de ton cou.
    Dormant dans tes cheveux le jour, chassant toutes tes craintes la nuit.
    Rien n'est juste et rien n'est mal, tant que tu restes.
    Mais si tu décides de disparaître, """fais-le sans laisser de trace."""
    Ne garde aucun de mes baisers.
    Je chercherai mille mers pour noyer mes souvenirs de toi.
    Cheveux ondulés comme des algues marines.
    Les dauphins ont ton sourire.
    Les lèvres des poissons sont aussi douces qu'un sein.
    Tout est moins lourd dans l'eau, même la douleur.
    Donc si tu veux me quitter, pars, mais fais-le comme une larme tombe dans la mer. "

    Extraits des dialogues de Blush (qui signifie "rougir sous l'effet d'une émotion")

    Fell. à 21:51

  • 22 mai 2007

    "Tu donnerais de l'amour à un mort. Comment veux-tu que je ne t'aime pas ? Tu as un pouvoir d'attraction à faire dresser les pierres à ta voix. Tes lettres me remuent jusqu'aux entrailles. N'aie donc pas peur que je t'oublie ! Tu sais bien qu'on ne quitte pas les natures comme la tienne, ces natures émues, émouvantes, profondes." écrivait Flaubert à Louise

    Cali Rise à 00:05

  • 22 mai 2007

    "- Droit au coeur, messieurs !
    - Si tu crois que c'est le moment de faire le zouave.
    - Je m'demande madame c'que les zouaves viennent faire là-dedans. Quartier Maître Quentin du corps expéditionnaire d'extrême-orient. Garde à vous ! Envoyer les couleurs."

    Extrait des dialogues d'Un singe en hiver.Audiard.

    Un film de Henri Verneuil avec
    Jean Gabin,
    Jean-Paul Belmondo,
    Suzanne Flon et
    Paul Frankeur

    Fell. à 10:06

  • 23 mai 2007

    Cali Rise,
    Ah ce Gustave, il savait parler aux nanas...
    « L'amour, après tout, n'est qu'une curiosité supérieure, un appétit de l'inconnu qui vous pousse dans l'orage, poitrine ouverte et tête en avant. »
    Gustave Flaubert - Correspondance
    « La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d'en souffrir. »
    Gustave Flaubert

    Fell.,
    « Un amant exceptionnel ne peut faire qu’un mauvais mari. »
    Michel Audiard - Dialogue de La chasse à l’homme
    « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. »
    Michel Audiard

    mix à 08:52

  • 23 mai 2007

    Je prends la citation. Yes !

    Fell. à 17:11

  • 23 mai 2007

    Flaubert et Audiard, de quoi nourrir des fantasmes, non ?

    Cali Rise à 23:49

  • 24 mai 2007

    - « Tu les trouves jolies mes fesses ? »
    - « Oui très »
    - « Et mes seins, tu les aimes ? »
    - « Oui, énormément »
    - « Qu’est ce que tu préfères. Mes seins ou la pointe de mes seins ? »
    - « Je sais pas c’est pareil. »
    (…)
    - « Donc, tu m’aimes totalement ? »
    - « Oui, je t’aime totalement, tendrement, tragiquement. »

    « Le mépris », Jean-Luc Godard, 1963 avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli

    Alyzarine à 10:55

  • 26 mai 2007

    "Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle."
    Auguste Rodin
    (très beau ce 'sextuelle')


  • 26 mai 2007

    D'autres formes d'amour sont quant à elles dévastatrices... Ainsi avouait Phèdre à sa suivante Oenone, évoquant l'amour coupable porté à son beau-fils Hippolyte (le fils que son époux Thésée a eu d'une autre femme):

    "Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée
    Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
    Mon repos, mon bonheur semblait s'être affermi,
    Athènes me montra mon superbe ennemi.
    Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
    Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
    Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
    Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
    Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
    D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables.
    Par des voeux assidus je crus les détourner :
    Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
    De victimes moi-même à toute heure entourée,
    Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée,
    D'un incurable amour remèdes impuissants !
    En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :
    Quand ma bouche implorait le nom de la Déesse,
    J'adorais Hippolyte ; et le voyant sans cesse,
    Même au pied des autels que je faisais fumer,
    J'offrais tout à ce Dieu que je n'osais nommer.
    Je l'évitais partout. O comble de misère !
    Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
    Contre moi-même enfin j'osai me révolter :
    J'excitai mon courage à le persécuter.
    Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
    J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
    Je pressai son exil, et mes cris éternels
    L'arrachèrent du sein et des bras paternels.
    Je respirais OEnone, et depuis son absence,
    Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence.
    Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
    De son fatal hymen je cultivais les fruits.
    Vaine précautions ! Cruelle destinée !
    Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
    J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné :
    Ma blessure trop vive a aussitôt saigné,
    Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
    C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.
    J'ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
    J'ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.
    Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,
    Et dérober au jour une flamme si noire :
    Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
    Je t'ai tout avoué ; je ne m'en repens pas,
    Pourvu que de ma mort respectant les approches,
    Tu ne m'affliges plus par d'injustes reproches,
    Et que tes vains secours cessent de rappeler
    Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler."

    Phèdre - Racine - Acte I, scène 3

    Sister à 12:05

  • 26 mai 2007

    Forbidden colours

    The wounds on your hand never seem to heal
    I thought all I needed was to believe

    Here am I, a lifetime away from you ?
    The blood of Christ or the beat of my heart
    My love wears forbidden colours
    My life believes

    Senseless years thunder by
    Millions are willing to give their lives for you
    Does nothing live on ?

    Learning to cope with feelings aroused in me
    My hands in the soil, buried inside myself
    My love wears forbidden colours
    My life believes in you once again

    I’ll go walking in circles
    While doubting the very ground beneath me
    Trying to show unquestioning faith in everything
    Here am I, a lifetime away from you ?
    The blood of Christ, or a change of heart

    My love wears forbidden colours
    My life believes
    My love wears forbidden colours
    My life believes in you once again

    Fell. à 13:38

  • 01 juin 2007

    Merci les gens, j'vous sers un p'tit café ?

    mix à 13:38

  • 02 juin 2007

    (Ah oui, bien volontiers. Bien noir et sans sucre pour moi, merci.)

    [Ton de salon dix-neuvièmiste] Hu hu hu... Et saviez-vous que ce Freud dont tout le monde parle, a écrit trois années à sa fiancée avant d'en avoir la jouissance ?

    (Vraiment, c'est gentil chez vous !)

    Aude à 23:38

  • 03 juin 2007

    (Très noir et sans sucre, mais je l'ai aromatisé à la cardamome, cela vous sied-il ?)

    [Thon de salon qui pue] Hummm... Et ce Fred dont personne ne parle, il a paraît-il correspondu un an et demi avec sa belle avant qu'ils ne s'offrent leurs jouissances...

    (J'ai pas d'chez moi.)

    mix à 09:13

  • 03 juin 2007

    (Je te prend aux mots pour nous en préparer un, deux, trois, quatre..., pour de vrai dans quelques jours)

    [Taon de salon qui pique] Warf, warf, il y en a même, dont je tairais le nom, qui après avoir longtemps correspondu ne l'ont même pas effleurée cette jouissance tant espérée

    (oui, mais t'es plein de nos chez nous)

    Sister à 13:23

  • 03 juin 2007

    (Certes, je m'encanaillerai donc de l'inconnue saveur épicée.)

    [Tond deux sales ont dû disent neuves y aiment]
    Une année et demie dites-vous ?! Bigre, la patience peut donc armer même les fous...
    - Quelle mine me faites-vous, avec mes frêles six mois de poésie épistolée ! -
    Mais lisez cela plutôt :
    "(...)Écrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes. Ils attendent ce geste avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à leur destination. Les fantômes les boivent en chemin.(...)"
    Connaissez-vous les lettres de Kafka à Milena ?
    Si non, alors mon cher vous le devriez.

    (Mais... Si je ne suis pas en votre demeure à cet instant, alors où sommes-nous donc ?)

    Aude à 22:50

  • 04 juin 2007

    (Deux ou trois gousses de ladite épice décortiquées dans votre café moulu avant le passage de la vapeur ou de l'eau bouillante, selon le système qui vous agrée, et le tour divin est joué.)

    [Ton de sir, cons se tancent] Un an et demi certes, mais sans que l'un ou l'autre n'ait jamais eu dans l'idée que l'épée serait un jour retirée du rocher et que la potion de l'enchanteur serait à ce point efficace...

    [Tonton du neuf trois] Ta mère j'connaissais pas mais strop d'la balle ! Faut dire qu'la cultivation des bouquins où faut lire ses ratures spa trop mon kif.

    (Ce soir vous êtes dans ma chambre pied à terre chez ma mère, hier et le jour d'avant vous étiez chez celle de ma fille qui me laisse si gentiment user de sa demeure, demain je dormirai sur mon lieu de travail, en fin de semaine je panamerai chez ma frangine, et en d'autres moments vous ne savez m'atteindre, chez mon amour, hors de nos frontières et du réseau.)

    mix à 00:39

  • 04 juin 2007

    (Ah, voilà qui m'encuriose ! Je m'en irai goûter à cet exotisme-là dès que l'occasion m'en sera offerte... Et au diable mon totalitarisme ordinaire en la matière.)

    [Tondeuse à buse, hé] Vous vous riez Monsieur ! Je peux bien croire à la pureté de vos intentions respectives une année et demie durant, mais pas à leur candeur. Tout de même...

    [Tata du neuf trois] Wech t'as vu cousin, de la bombe de balle atomique ! Ma parole, y en a qui disent trop bien leurs machins de sentiments et tout ça tu vois, alors qu'on croyait qu'y étaient trop grave torturés tu vois, tout chelous dans leur tête et tout ça tu vois... Trop chan-mé le keumé n'empêche, c'est ouf comment il est trop puissant.
    (http://cesttropbeau.free.fr/histoires/contenus/flaubert/pop/lis-tes-ratures.html)

    (Grands dieux ! Nous sommes donc tributaires l'un comme l'autre de la bonté de nos prochains ; des nomades de la connexion en somme... Mais, faut-il qu'il loge dans les campagnes ardennaises, votre amour, pour vous porter si loin de tout ?!)

    Aude à 17:04

  • 05 juin 2007

    (Il faut savoir ouvrir ses intégrités à l'audace pour jouir pleinement.)

    [Ton beurre demi-sel] Sans rire, je crois pouvoir affirmer qu'il n'était pas d'autre intention que le jeu, mais un jeu dont l'ingénuité a su se révéler maligne en une nouvelle occurrence.

    (Pour trouver mon amour il faut même aller au-delà de cette campagne-là, passer Quiévrain et rejoindre l'enclave wallonne. Mais à son endroit la connexion automatique n'est configurée qu'avec les cieux et le reste du monde peut bien aller au diable. Et à son envers également...)

    mix à 09:20

  • 15 juin 2007

    Mix,
    Et puis les autres,

    Vivre cet amour que tu nous proposes veut également dire découvrir mes pires faiblesses, mes désirs jusqu’alors clandestins, la tragique servitude des manques et de son abrasion tuméfiant continuellement mon cœur et puis son impitoyable martèlement détournant chaque pensée pour toi en vice avec toi. Cela signifie aussi prendre conscience de mes ivresses et de mes fantasmes qui seraient bien les reflets des mythes crées par cet incorruptible faim de toi et confirmés par les marques laissées après tes impardonnables assauts love-guérilla …

    Tu m’as appris un autre langage qui m’a donné les possibilités de penser cet amour d’une façon nouvelle. Celui d’un amour radical : nos corps devenant le matériau et l’objet de nos promesses et nos patiences. Moi qui suis précisément possessive, jalouse, capricieuse, exigeante, impatiente. Toi qui as su me façonner au gré de ton outrageuse masculinité m’apaiser au moindre de tes baisers et m’apprivoiser avec tes plus beaux regards.
    Espères-tu faire de nous des saints martyrs ? Notre amour est une histoire à part entière, un système de signes et de sens qui représentent, qui traduisent la recherche infinie de toi et moi ?


    Il faut se garder des lectures anciennes, même et surtout si elles sont déjà ardentes et légitimées par la tendresse naissance de ces amants-là qui respectent autant leurs autres amours autant que les mondes qui les séparent. Ne vous amusez pas à trouver des correspondances dans nos différentes périodes épistolaires. Car il y a eu un certain tournant quasi vital dans notre œuvre amoureuse.
    Ce qui signifie qu’avant le tournant l’esquisse n’était-elle pas amoureuse mais uniquement un jeu ?

    J’ai désiré beaucoup et beaucoup désiré.
    Aujourd’hui j’aime et c’est ce beau poète qui m’a conduit dans ce non-monde redoutable aux icônes transfigurées et fleuries par l’amour qu’il sait donner et recevoir. Habituée au discours mou et mat d’un soi-disant amour, mon ascension gracieusement accompagnée en ce beau lieu décontextualisé de tout ordinaire facile a été pourtant difficile. J’en avais le visage contracté et le cœur aux abois pourtant, en ces journées grises, j’ai resuivi les traces agencées par ce délicieux amant, cet étincelant amour pour ainsi m’adonner à une certaine pratique doloriste et outrageante mais tellement resplendissante de l’amour.

    Chacun de ses plus petits baisers m’est un rituel exécuté pour atteindre le paroxysme du plaisir et de tant de saveurs. Je ne cesserai de lui susurrer comme cela m’est cher. Et puis sa mise en sexe prend alors des dimensions performancielles à notre bonheur et fierté de nous. J’en succombe à chaque coup de rein final, sa jouissance – mon orgueil, pour sombrer dans des rapports sentimentaux à la fois réconfortants et impitoyables, déterminant et brisant mes limites sentimentales et mes équilibres psychiatriques. Il me rendra belle et bien folle si tel était son dessein.

    Ce poète, Mix, mon amour est le Maître Artiste de notre amour, façonnant à chaque instant une œuvre forte et pénétrante jouant sur les liens ambigus mais fondamentaux entre la violence de l’attente et la douceur de nos retrouvailles, les peurs de l’éloignement et les névroses d’un retour imminent, stigmatisant l’intime sphère de nos écrins écrits et nous tatouant de la radicalité du sexe et la séduction infinie toi, moi, toi et moi.

    Si nos déclarations peuvent être réduites par certains à une série de répliques pornographiques et cathartiques dans un contexte de jeune amourette dont on n’oublie pas encore toute à fait les frasques hivernales, ne négligez pas que nos écrits, ou dires, ou touchers, … restent avant tout sincères, beaux, extrêmement cohérents, parfaitement lucides ; puisant tout leur énergie dans la volonté de représentation, outre de l’amour - on vous l’aura assez dit, mais aussi du merveilleux bien-être, de l’extrême douceur et du profond respect mutuel et des proches, du geste simple, du précieux cadeau de vie .. et dans les frottement parfois douloureux du mystique, présomptueux et poétique.

    Ceux qui veulent encadrer nos délires alymixiens entre le passionnel momentané et les péripéties sexuelles devrait plutôt considérer l’essentiel de nos émotions, l’absolutisme et l’obsessionnel de nos désirs dans une belle parenthèse profane à tout amour conventionnel et sans doute mettre notre amour dans une perspective eschatologique comme un important chapitre de nos vies aux images lourdes et fortes, une opération à cœur ouvert où l’escalade sans anesthésie témoigne de la puissance de nos sentiments.

    Inspirée de Gina Pane, artiste italienne réputée pour ses performances; et critiques
    http://www.tierslivre.net/art/ginapane.html

    Alyzarine à 11:11



S'immiscer