immixtion

Human Friendly IndeBlog

28 juin 2007

Une bataille

Demain à nouveau nos corps s'entrelaceront.
A celui qui cogne plus fort nos cœurs se battront ;
Au plus chatoyant certainement qu'ils vont rougir ;
A celui qui impressionne le plus ils vont surgir.

Chauffer nos corps à nos parfums pour les séduire ;
Ressentir jusqu'au frisson sous la peau de l'autre.
Se sentir dieu et de nos cœurs se faire l'apôtre ;
Percer la doctrine d'une divine pour s'en enduire.

Réanimer nos corps pantins à nos désirs
Et réussir à les confondre en un cercueil ;
Enfin voir nos cœurs fondre sous les fleurs que l'on cueille.

Demain encore nos corps ne vont rien s'interdire ;
Nous incarnerons les entrelacs de nos cœurs
Pour de nos deux corps vaincus devenir vainqueurs.

mix à 09:08



    14 janvier 2008

    En vrac de mes sentiments et impressions, j'aimerais vous conter la luxure qui a pressé nos peaux ce week-end. Avez-vous déjà senti le jus sucré de l'envie couler sur vos canines et la poudre d'un amour affamé blanchir vos museaux? Ici, il ne s'agit pas de badineauderie mais d'un délicieux dessert des libertins qui filent la vie d'une bouffée d'or violette. Notre sabbat était encore exquis telles ses sorcelleries qui emporte inexorablement mes extases aux confins de trop de délices. Il m'a offert un mœlleux lit sous la flore tendre de la lune, les ombres couvraient de dentelle nos sexes essoufflés. Dans la ciboire on pouvait y lire, en lie de nos liqueurs, des encore et des j'adore. Se reflétait aussi l'éclat de cette nuit d'une mille et une saveurs où j'ai mangé du vertige et ai bu de la douce folie dans cette chambre d'Eden en cette capitale de l'impudeur. Son souffle est mon chant des sirènes, les battements déchaînés de son cœur mon collier de bonheur. Un autre écrin érotique s'est ouvert là, entre les tissus tendres et les pires sortilèges où nous nous tordions nos cœurs. Nous avons dansé sur un autre air, chœurs et ballets triomphants à ne plus compter nos divins vices. J'aurais planté dans sa bouche un arbre de baisers nacrés et percer ses yeux, son cul, ses mains, ses flancs de mes geysers d'amour. Puis, porcs-épics en lames de je t'aime, je l'aurais déchiré de mes papillons en furie et de mes cactus de grands cris hystériques. Et quand mon bel amant aurait été mort, je l'aurais phagocyté et logé dans mes entrailles en gélatine de coussins de bouches rouges et de cils noirs… pour m'étouffer à jamais avec lui en moi contre un édredon de porcelaine! Mais le banc d'éléphants à paillettes, ces satanées volutes bleues ont écrasé heureusement mes assauts cannibales pour m'enfermer dans les arctiques sierras et l'on entendait mollement quelques albes notes musicales. Nous avons fermé nos lys, nos fous-rires et nos fontaines de putains pour se poser là dernier territoire d'où on revoit les morts, les caravanes et les carrières abandonnées. Endormie sur son haut plateau galbé, j'ai salué mon amour et lui - lui mon terrible joyaux aux résines d'acier et bulles d'herbe - et l'ai trouvé encore une fois ébouriffant et si majestueusement lubrique!

    Alyzarine à 15:08

  • 28 juin 2007

    Vivement demain ...

    C4l1m3r0 à 10:54

  • 12 juillet 2007

    Oui, à nouveau, vivement demain...

    mix à 18:02

  • 13 juillet 2007

    L'homme est fait pour attendre, et la femme pour être inattendue. (Gérard de Rohan Chabot)

    Ce soir!

    Alyzarine à 17:37



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