immixtion

Human Friendly IndeBlog

30 octobre 2007

Madrigalant parfum

I

Peu m'importe celui que tu portes
Et qui m'attise de gourmandise ;
Bien au-delà, celui qui m'emporte,
Est celui qui te rend plus forte
A mon cœur contre toute hantise.

C'est lorsque ta peau se déshabille
Des parfums sucrés et composés,
Que je chancelle et que je vacille,
Comme Advocaat et crème vanille
Sous les chaleurs de ton été.

C'est de ton âme que s'exhalent
Ces fortes et douces voluptés,
Dont j'ai, loin de toi, le mal,
Et d'une agonie le râle
De ne pouvoir les déguster.

Mais heureux je n'ai de ton odeur,
Comme Grenouille, mémoire parfaite ;
Et je ne souhaite contre mon cœur
Aucune fiole pleine de terreur ;
Le parfum seul serait défaite.

II

Comme le goût plaît à une texture,
A la senteur convient un vecteur ;
Souvenir d'effluve n'est que fêlure,
Mais des effets l'idée perdure
Et des sens efface la fadeur.

Il me suffit, les yeux fermés,
De promener, nez à ton cou,
D'en inhaler tous les attraits ;
De sentir comme ton sang battrait
Et c'est le mien qui devient fou.

Je rêve tes cils qui me palpitent,
Qu'ils aient d'envies les étincelles
Ou d'une ombre sombre crépitent ;
Qu'ils m'étreignent d'excitantes pépites
Ou se courbent sous mes ritournelles.

Si je n'ai pas de ton parfum
Une mémoire assez parfaite,
De ses effets le souvenir ne feint ;
Et sur l'ultime page, presque défunt,
Le respirer encore est ma requête.

mix à 16:33



    31 octobre 2007

    Autant dire que vous l'avez en odeur de sainteté...

    ... à 11:34

  • 31 octobre 2007

    Posté le 30... en Mardi galant, parfait.

    Nathàparis à 19:00

  • 01 novembre 2007

    Je vais encore passer pour le salô de service mais si ça peut aider à se souvenir du parfum ...
    http://smellmeand.com/index_2.html
    Tiré de l'excellent www.scaryideas.com

    C4l1m3r0 à 10:11

  • 04 novembre 2007

    ...,
    C'est le moins que l'on puisse dire, en effet, mais bien heureusemnt elle n'a d'une sainte pas plus de nitouche que de n'y touche pas...

    Lucrèce de Lutèce,
    Et le mercredi et le jeudi furent ravis au lit, en galante compagnie :
    http://www.vinsmoinschers.com/images/Image/Piper-Rose-Sauvage.jpg

    C4l1m3r0u2t0n2,
    Oh pourquoi salô ? Non c'est bien, c'est très frais...
    Seulement le parfum seul est une défaite, à mon sens.

    mix à 11:11

  • 05 novembre 2007

    "Après avoir lancé un parfum pour les chiens°°°, ce parfumeur lance une nouvelle collection..aux senteurs érotiques"

    http://www.etatlibredorange.com/

    alyzarine à 17:10

  • 07 novembre 2007

    Ils diront:
    "My perfume, Vodka
    My limit, coma"

    encore moi à 17:11

  • 06 décembre 2007

    Demain, nous chanterons au fou sur des airs différents
    Toi de cette prise d’otage de nos âmes, électrisé à chacun de nos caprices
    Moi du terrible amour que je te voue, larmes d’abricot et yeux de champagne
    Les autres de ce désert hanté de fantômes dont se moquent les enfants

    Demain, nous nous embrasserons sans nos camisoles et parmi les phlox en feu
    Toi tu me darderas encore de tes envies déliées de l’étreinte du commun
    Moi je me noierai dans ton sourire qui sied élégamment à tes yeux
    Les autres, dont l’angoisse d’un silence afflige, interrogeront la nuit

    Demain, nous pencherons encore dans l’heureuse et féconde démence des amoureux
    Toi tu seras l’amant brûlé par ces brasiers d’étoiles et nos cœurs trembleront à ces frasques
    Moi je ressentirai au plus profond de nos entrailles nos désirs et dégusterai chacun de tes regards
    Les autres, en marcheurs solitaires errant par là, consulteront en vain les fleurs et les oiseaux

    Demain, nous répandrons encore nos grappes de parfums sur ces sols trop chauds
    Toi retenant doucement mes ferveurs, mes orages et veillant sur mon sommeil
    Moi murmurant notre romance à la beauté de tes caresses dans un petit frisson d’ailes
    Les autres pourtant viendront - fades - dans leurs ruminements et leurs songes perdus

    Demain, nous ne laisserons derrière nous qu’en guise de débris quelques morceaux de plaisir
    Toi encore plus mâle aux rayons de lune et scintillant de noir, que je viendrai te chercher
    Moi encore plus assouvie de ces battements de longs cils, qui profiterai tellement de toi
    Les autres encore âpres en mots remis tels des minaudes de feintise, que nous n’écoutons déjà plus

    alyzarine à 17:23

  • 03 janvier 2008

    Bon, il serait peut être temps de revenir, non ?

    C4l1m3r0 à 09:35



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