28 janvier 2007
Artefact

Dénudée par la nuit, la peau nacrée d'un clair de lune, tu viens toujours comme pour m'effaroucher lentement les yeux. Tu viens encore, un pas, puis l'autre. Le sourire contrit, tu as les pieds meurtris par ce sol en saillies. Brisé et épars, je suis comme ce verre à terre. Un pas, lentement appliqué du talon aux orteils, puis l'autre. Le regard vert de douleur, vert de lune et de peur, tu te campes là sur ton envie. Tu te plantes là sur ton sang et me laisses sans toi pour un temps infini. Ton désir à deux doigts de mes mains, les tiennes se retiennent et s'abstiennent de montrer une quelconque pudeur. Sous ton sein gauche elles laissent à mes yeux fissurés l'une des graines de ta beauté. Les miennes comptent dix doigts de ce désir qui ne s'évanouit pas. Dix doigts à se tordre et à crisper sur la moindre de mes pensées. Je sais bien la douleur, mes genoux aussi y sont posés.
J'en avance un, traînant mon sang jusqu'à tes pieds, puis l'autre.
Sous ma joue c'est alors la douceur de ton ventre et le cri de tes entrailles. Nos yeux referment les blessures de nos sangs mêlés. Mes lèvres sèches glissées sur ta peau si fine vont jusqu'à se commettre sur les tiennes lissées sylphide. Ton dévorable cou laisse ta chevelure venir lécher ta cambrure et je te brise les jambes d'une chaleur de langue. De mes mains noircies je te retiens par les hanches, laissant les traces indélébiles de mes fouilles sur ta peau blanche.
Quand à tes pieds je me prosterne, je nous repends pour que l'on se reprenne. Devant l'objet de mon désir dédié à notre culte. Devant cet autel érigé de mes mains en ton nom. De mes mains noircies, de mes mains brûlées, je laisse en offrande les braises vivantes retrouvées sous les cendres. J'en tapisse un lit pour que l'on y vautre encore nos corps. Pour que l'on y cautérise nos plaies. Pour à nouveau voir scintiller tes yeux de nos plaisirs cramés. Pour ressentir nos corps s'aimer en corps.
Nous ne sommes que des anges à la solde de nos démons. L'absolution n'est qu'à l'ivresse de notre graal, ce calice d'abondance pour nous saouler de nos encores. Pour ne plus nous abandonner qu'à l'autre, ne plus nous adonner qu'à nous...
Nous vouer enfin à notre accidentel amour.
29 janvier 2007
Oh !
Je peux t'envoyer de l'argent pour recevoir une lettre d'amour ?
Comme je n'en ai pas et que j'en veux une, je pensais faire appel à un écrivain public, mais c'est une comme celle-ci que je veux...
29 janvier 2007
Je n'accepte que les règlements en nature sur lesquels je rends habituellement la monnaie de la pièce.
29 janvier 2007
Gare, il ne fait pas crédit...
29 janvier 2007
Je paye.
(Des grands m'ont souvent dit qu'il "fallait que je sache donner de ma personne" parfois, pour obtenir ce que je désire plus que toute autre chose...
Ils seraient tellement heureux s'ils me savaient si soucieuse d'appliquer leurs bons conseils.)
29 janvier 2007
Tout est arrangé.
Ataraxie est d'accord, on peut aller chez lui.
29 janvier 2007
Marie,
C'est que l'on m'en accorde certainement trop.
Aude,
Il faut en premier lieu que je vérifie l'état de ton compte, et s'il est suffisamment approvisionné, il risque d'être bon.
29 janvier 2007
Si tu fais référence à l'état de mon compte banquaire, tu risque d'être un peu déçu.
Et si c'est plutôt une allusion à l'importance volumique de ma double sainteté, je crains que tu ne le sois encore plus...
Hi hi hi !
(Je ris comme une bécasse)
29 janvier 2007
Tsss, personne n'avait remarqué... (jealous old bitch speaking !)
29 janvier 2007
soufflée...très
30 janvier 2007
Aude,
Le bancaire m'importe peu à moins que tu ne comptes m'engager comme gigolo, et quant à ta partie double, le crédit que je serais susceptible de lui accorder ne dépend pas de son importance volumique mais simplement du bel équilibre de son solde.
Et je fais mes comptes à la main, que je n'ai pas très grande.
J'aime beaucoup le orange.
Bref.
Marie,
Moi j'ai rien entendu.
piccolofio,
Euh... mon haleine, ça allait ?
30 janvier 2007
C'est parce que ton oreille est habituée.
30 janvier 2007
Alors je suis ton homme.
Ou plutôt ta poule, avec des oeufs au plat parfaitement ronds et fort bien équilibrés du jaune.
Ils pourraient s'incrire dans un cercle de poêle à frire ou dans un croquis anatomique de De Vinci...
(Et pour ce truc de l'orange, j'ai rien compris.)
30 janvier 2007
ah vite du chocolat dans ce monde de brut(es) - bravo pour l'éclat de rire!
31 janvier 2007
Marie,
Ou alors c'était à cause de mon otite.
Aude,
J'ai beau jouer les coqs, je ne suis pas un garçon (si) facile.
Mais je gallinacé...
(Me serais-je donc fourvoyé ? La flamboyance de ta toison n'est-elle pas à l'image de celle de ton toupet ?)
piccolofio,
Oui, de l'amer, du fort, du brut !
31 janvier 2007
Orange/rousse, rousse/orange...
Ah d'accooooord !
Si, si, sanguine l'orange.
02 février 2007
euh...
tous mes équilibres sont soldés
non ...
tout mes soldes sont équilibrés!
oups....
03 février 2007
Si l'amour est une religion, tu en es le Pape...
04 février 2007
Reste à savoir quel nom il va se choisir... Je pose une option sur Innocent LXIX ?
04 février 2007
Aude,
Acide et sucrée, hmm... attrayant.
cbis,
Alors je pourrais bien débiter des insanités pour accréditer les envies à la solde de mes déséquilibres.
ImparfaitPrésent,
Oh juste un humble curé en campagne...
Marie,
Ah finalement, rien que pour le nom je veux bien.
05 février 2007
T'es gentil, mais débiter des insanités à deux balles, c'est mon boulot, ça.
05 février 2007
Et je suis très content de ton travail, poil au cul.
05 février 2007
Ouééééé, t'as trouvé l'endroit mystère !! Choisis ton cadeau parmis les gros lots. Et non, tu ne peux pas prendre Aude, elle t'a déjà dit que les siens étaient tous petits.
07 février 2007
Mon cadeau je l'ai choisi depuis longtemps, il se cache derrière cet œil là-haut...
07 février 2007
S'pas exactement ce que je voulais dire, mais si l'oeil en question est prêt à te l'offrir, fonce, mon gars, tu as notre bénédiction à toutes.
07 février 2007
sourires...
09 février 2007
La poudre des matins blancs t’a amené chez moi. Cette attente interminable t'a sacré mon amour de velours. Je t’ai attendu, impatiente et tourmentée d’une impitoyable calenture. Malgré tes mots d’incessant amour, je restais mollement balancée entre le doute, l’inconfiance. Et aussi, je voguais dans le délire parallèle saccadé de nos envies de nous retrouver. Pourtant, si ce n’était qu’un leurre ?
A te voir là, le café au bout des doigts, les strideurs de mon cœur se sont atténuées à ton sourire. Je te croyais sorti tout droit d’une estampe interdite au rayon des plus précieux souvenirs. Sur ton cadre ont couler mon sang et mes murmures. J’ai supplié les vins capiteux de lénifier la frontale de mon esprit de cet ombrage qui m’éloignait orgueilleusement de toi. Maintenant que tu es là, j’en divague et me laisse à rêvasser d’un sorbet à la neige avec un biscuit de caresses. Les rayons de tendresse cueillis sur ta peau me bouleversent. Mais je préfère enfouir mon sanglot de plaisir sous ta veste. Pourtant, si ce n’était qu’un prétexte ?
L’amour qui me cuit est un amour de chair, féroce et simple aussi. Un amour de toujours, brûlant et vivant surtout. Si tu es sincère, je serai ta folle. Ce soir, je me mettrai à nu et ne laisserai que mes bijoux. Je me coucherai contre toi et me laisserai aimer. Alors je te regarderai, ton bras, ta cuisse, tes reins,... d’un regard enchevêtrant candeur et lubricité mais plus câlins que les démons du paradis.
Pourtant, si ce n’était que faribole ?
09 février 2007
La poudre des matins blancs t’a amené chez moi. Cette attente interminable t'a sacré mon amour de velours. Je t’ai attendu, impatiente et tourmentée d’une impitoyable calenture. Malgré tes mots d’incessant amour, je restais mollement balancée entre le doute, l’inconfiance. Et aussi, je voguais dans le délire parallèle saccadé de nos envies de nous retrouver. Pourtant, si ce n’était qu’un leurre ?
A te voir là, le café au bout des doigts, les strideurs de mon cœur se sont atténuées à ton sourire. Je te croyais sorti tout droit d’une estampe interdite au rayon des plus précieux souvenirs. Sur ton cadre ont couler mon sang et mes murmures. J’ai supplié les vins capiteux de lénifier la frontale de mon esprit de cet ombrage qui m’éloignait orgueilleusement de toi. Maintenant que tu es là, j’en divague et me laisse à rêvasser d’un sorbet à la neige avec un biscuit de caresses. Les rayons de tendresse cueillis sur ta peau me bouleversent. Mais je préfère enfouir mon sanglot de plaisir sous ta veste. Pourtant, si ce n’était qu’un prétexte ?
L’amour qui me cuit est un amour de chair, féroce et simple aussi. Un amour de toujours, brûlant et vivant surtout. Si tu es sincère, je serai ta folle. Ce soir, je me mettrai à nu et ne laisserai que mes bijoux. Je me coucherai contre toi et me laisserai aimer. Alors je te regarderai, ton bras, ta cuisse, tes reins,... d’un regard enchevêtrant candeur et lubricité mais plus câlins que les démons du paradis.
Pourtant, si ce n’était que faribole ?
09 février 2007
à quelques minutes près..
.. un presque doublon ici et ailleurs, une quasi surenchère..
.. je n'aurai sans doute pas l'occasion de m'excuser mais j'en suis pourtant et sincèrement navrée.
09 février 2007
De Velour,
Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous êtes enchanteresse.
11 février 2007
ba boum ba boum.
12 février 2007
Ha, quand même, c'est chaud bouillant comme la braise.
Et tu fais d'autres trucs dans ta vie, à part des trucs de sesque ?
14 février 2007
Marie,
...
Cali Rise,
Clin d'œil...
de velour,
Point de leurre, de prétexte ou de faribole, tu es la folle qui me rend dingue.
Aude,
Je confirme.
Folie Privée,
Et c'est peu de le dire.
C4l1m3r0,
Je crois que c'est pas la première fois que je te le dis, il n'est pas question QUE de sesque... Mais sinon non, tu as raison, ma vie n'a pratiquement comme autre intérêt que ma fille.
14 février 2007
On voit ce qu'on veut. Hu.
26 mai 2007
je reviens ici, après un long temps - et je retrouve tes textes d'une émouvante violence.
"accidentel amour", c'est bien ça, un accident : une chose brutale qui vient nous saisir fortement